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Le maître d'apprentissage
Le maître d'apprentissage est le référent
de l'apprenti dans l'entreprise. Il l'accompagne tout au long de sa formation,
le guide, le conseille.
Le maître
d'apprentissage, les conditions
Sont réputées remplir la condition
de maître d'apprentissage les personnes titulaires d'un diplôme
préparé par l'apprenti et d'une expérience professionnelle
de trois années au moins. Le maître d'apprentissage ne
peut encadrer plus de deux apprentis par unité de vie.
Le maître d'apprentissage, son rôle,
ses fonctions
Salarié de l'établissement, le maître
d'apprentissage en liaison avec le CFA contribue à l'acquisition par
l'apprenti des compétences correspondant à la qualification recherchée
et assure un suivi pédagogique.
Deux missions :
- de socialisation professionnelle,
- de transmission des pratiques professionnelles.
Il s'agit de proposer à l'apprenti des situations de travail riches
et formatrices pour favoriser une confrontation progressive aux différents
aspects du métier.
Il a pour fonctions principales de :
- Accueillir et faciliter l'intégration de l’apprenti,
- Contribuer à assurer une interaction productive entre les partenaires à l'interne
et externes,
- Former par le travail.
Une formation de 120 heures pour les maîtres
d'apprentissage
Le maître d'apprentissage participe à une formation
de 120 heures organisées par le CFA et réalisée par l'IRTS Paris Ile-de-France.
Cette formation a pour objectif général de permettre au maître
d’apprentissage
d’acquérir
des points de repères et des outils pour exercer sa fonction tutorale
dans une structure qualifiante et de créer un dispositif qui va faciliter
la construction de savoirs professionnels à destination de l’apprenti.
TEMOIGNAGE
Paul de Maximi, Maître d’Apprentissage à la
Haute Bercelle , structure destinée aux jeunes filles gérée
par l’Adsea 77
C’est une jolie maison à la lisière de Fontainebleau,
une maison ouverte 365 jours par an qui accueille des jeunes filles de
16 à 21 ans. La plupart d’entre elles ont été placées
ici par un juge, ou sont arrivées dans le cadre d’un contrat
Jeune Majeur. La maison accueille dix pensionnaires réparties en
cinq chambres mais s’occupe également de dix autres pensionnaires
installées dans des studios en ville.

Le profil des jeunes filles est varié. Mais beaucoup vivent des
souffrances profondes liées à des situations d’abandon
parental ou de violences sexuelles subies dès l’enfance dans
le cadre familial ou non. Leurs parcours est souvent une suite de faits
inacceptables qu’elles ont du supporter sans recours. Leurs souffrances
se manifestent alors de diverses façons : anorexie, états
de surexcitation ou encore phobies. L’objectif de la “Haute
Bercelle” est de traiter ces “pathologies” et de mener
ces jeunes filles vers l’autonomie.
La structure de la “Haute-Bercelle” recourt à l’apprentissage
depuis deux ans. Le dernier contrat signé en septembre 2004 concerne
une éducatrice spécialisée.
«On agit exactement comme s’il s’agissait d’une embauche,» explique
Paul de Maximi, maître d’apprentissage, qui est l’interlocuteur
privilégié de l’apprenti et qui suit chaque étape
de la formation.
«Comme la personne va être au contact direct avec les résidents,
nous focalisons d’abord sur la personnalité du candidat. Il doit
s’agit d’un adulte responsable, d’une personne qui tienne la
route, douée d’un bon sens chevillé au corps. Il doit être
soit capable de dire non à une adolescente qui veut sortir en boîte
et rentrer en stop. Les autres qualités requises sont la capacité à travailler
en équipe, ce qui ne signifie pas simplement se coordonner mais être
capable d’échanger, de faire part de ses perplexités lors
des réunions d’équipe, car c’est à cette condition
que l’on progresse. »
«De même, il faut savoir faire preuve de prudence relationnelle.
On peut parler d’égal à égal mais on est jamais des
copains. Il vaut mieux parfois juguler sa spontanéité plutôt
que d’apporter une mauvaise réponse avec des conséquences
fâcheuses. »
«Pour moi, l’apprentissage a une vertu, celui d’élargir à d’autres
personnes l’accès à la formation. Cela a été le
cas pour les deux apprentis que nous avons eu, et c’est une bonne chose. » |
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